Dimanche 29 mars 2020

Psaume 102


Lire le texte

Je ne suis plus que cendre, herbe fanée, évanescence, Seul comme le hibou perché sur des ruines. Mais toi, Seigneur… (Lecture brève possible: vv. 1-12,20, 24-29) Le rejet brutal dont le psalmiste souffre incarne le mépris dans lequel Dieu et sa Parole sont tenus en ce monde. Si certaines détresses suscitent la compassion, d’autres ne trouvent aucun écho parmi les hommes. C’est le cas de la souffrance causée par la prise de conscience de tout ce qui me sépare du Christ. Pratiquant et engagé dans mon Eglise, je n’en éprouve pas moins combien est large le fossé qui sépare en moi le vouloir et le faire. Cette épreuve n’est épargnée à aucun témoin du Christ, célèbre ou anonyme. Mais si dans la prière je porte à sa suite la croix de ma peine, des fenêtres s’ouvrent en moi, par lesquelles la Grâce pénètre et m’abreuve. C’est dans le monde que je suis, et dois y témoigner. La marche que je poursuis, ce Compostelle de la prière, me conduit vers Dieu, mais c’est dans le désert (vv. 7-8)! C’est là qu’il me rencontre, me guide par ses signes dans l’histoire et le pain du sens dispensé chaque jour.


Prière: Echo dans les textes de ce dimanche «Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, vous reconnaîtrez que ‘Je suis celui que je suis’.» (Jn 8,25-29) «La prédication de la croix est une folie pour ceux qui se perdent; mais pour nous…» (1 Co 1,18-25) Cantique «PsC» n° 293; «Alléluia» n° 21-02  

Référence biblique : Psaumes 102

Commentaire du 30.03.2020
Commentaire du 28.03.2020